2009
premier semestre 2009
PEINTURE, SCULPTURE,
PHOTOGRAPHIE
responsable de la galerie
MICHEL BÉNARD
le contacter pour exposer dans notre galerie :
par courriel : ml.benard@spie.com
MANIFESTATIONS A VENIR :
2009 :
EXPOSITION PASSÉE :
du 10
au 24 Janvier 2009
exposition de Marie PAUL
"
"patchworks d'art "
Un patchwork est un ouvrage constitué d'un assemblage de morceaux de tissus de tailles, formes et couleurs
différentes.
Un patchwork est dit :
assemblé lorsque les morceaux sont cousus entre eux
La pièce continue ainsi obtenue peut servir à la base de couverture, d'habillement, de panneau mural
décoratif.
Les étapes de réalisation d'un patchwork sont :
-
l'assemblage précédé de la découpe des éléments pour les ajuster et constituer ainsi une pièce de la taille
désirée
-
la couture des pièces entre elles
-
le molletonnage qui consiste à coudre ensemble la surface du patchwork et une doublure entre lesquelles on
insère une couche de molleton.
La couture se fait à la machine ou à la main à l'aide de points selon des
tracés décoratifs et donnant un relief à l'ensemble fini.
C'est le nom de ce piquage (quilting en anglais) qui a donné le nom anglo-américain de quilt à l'assemblage de ces tissus.
vernissage le samedi 10 janvier 2009 à 18 heures
**
Marie PAUL, fantaisies pour beautés
étoffées.
La bienvenue à notre amie Marie PAUL en notre espace Montpezat de la société des
Poètes français.
C'est déjà un souffle de couleurs,de vie qui nous est insufflé,un rayonnement de bonheur qui nous enveloppe, celà
pour notre plus grand plaisir, car une touche d'innocence, de joie naturelle c'est sans doute l'un des plus beaux cadeaux que l'on puisse nous faire en ces périodes où le gris serait
plutôt la nuance ambiante. C'est la premiére fois en dix ans d'expositions variées que nous accueillons une présentation de patchworks. Le principe même du patchwork et séduisant car il est
significatif d'une
mémoire populaire, d'une tradition ancestrale remontant même jusqu'aux civilisations égyptiennes et indiennes,
technique que l'on retrouve d'ailleurs en Palestine. Oui, cette symbolique du patchwork me touche particulièrement, car en découvrant en cimaise ces travaux rattachés à la couture, à
l'artisanat,
l'image de l'atelier de mon pére qui était couturier pour dames m'est tout de suite revenue, pour peu j'y
retrouvais l'odeur des étoffes. Par cette technique et surtout lorsque le travail s'avère précieux, raffiné
nous retrouvons tout à fait l'esprit de l'artisan, dans le cas présent de l'artisan d'art, pour lequel j'ai une
admiration sans borne. Mais double satisfactions l'art du patchwork nous situe tout à fait dans un
contexte d'actualité, celui de l'écologie, de l'énergie durable, de l'art " récup ! " En ce sens les femmes "
amish " clan religieux que l'on rencontre encore aux Etats Unis, et vivant dans la plus grande austérité ont parfaitement compris l'intérêt du patchwork par mesure d'économie, de récupération
qui
correspond aux modes de fonctionnement de leur communauté. Rapprochons nous du travail de Marie PAUL,, plaçons un
peu de coté l'aspect artisanal afin de mieux nous imprégner de l'ambiance artistique.
Ainsi celà me permet de me replonger dans le métier du couturier avec sa magie des étoffes et des couleurs
moirées, des senteurs aussi ! Tout chez Marie PAUL n'est que belles harmonies colorées, recherches esthétiques, saupoudrage d'émotion et de poésie. Nous nous retrouvons au coeur d'un véritable
voyage au travers duquel nous retrouvons la rosace des vents qui nous emporte vers les cimes himalayennes où nous pouvons décrypter les mystères des mandalas. Puis nous glissons vers les îles
du pays du soleil levant, royaume des kimonos et de la soie. Nous retrouvons aussi les terres sources, les terres des origines celles de l'Afrique et toutes ses variations cosmiques, les astres
et les saisons.
Marie PAUL par le biais de ses fragments d'étoffes de laine, de coton, de soie qui nous distillent des rêves
kaléidoscopiques, appartient à tous ceux qui comme dans sa ronde enfantine, voudrait voir tous les petits gars du monde se donner la main. Pour conclure, nous avons demandé à Marie PAUL
lequel de tous ces patchworks elle préférait ? Elle nous a simplement et naturellement répondu: " Il n'est pas là, c'est celui qui est encore dans ma tête ! "
Michel Bénard.
Lauréat de l'Académie française
Chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres.
EXPOSITION PASSÉE :
du 31 janvier au 26 février
2009
FRANÇOISE DUCENE-LASVIGNE
Photographie d'Art
"Il faut aimer la solitude pour être photographe"
Raymond Depardon
"PROMENADE SOLITAIRE"
vernissage le samedi 7 février 2009 à
17 heures
Françoise Ducene-Lasvigne,
la photographie en gammes poétiques..
Et si aujourd'hui par le biais de l'art photographique, nous tentions de
remettre nos pas dans ceux du célèbre promeneur Jean Jacques Rousseau, grâce à cette magnifique errance que nous propose la talentueuse et combien sensible photographe, Françoise
Ducène-Lavisgne, avec cette palette
d'images imprégnée d'une belle vibration poétique sur le thème d'une "Promenade solitaire " où comme le rappelle en exergue de cette
exposition Raymond Depardon: "Il faut aimer la solitude pour être photographe". Ainsi par souci d'éclectisme et d'ouverture à toutes les facettes d'expressions artistiques, la Société des
Poètes français ouvre son espace Mompezat une nouvelle fois à la photographie.A ce titre nous nous rapppelons la remarquable exposition en la mémoire du grand photographe Charles
Cicione.
Indéniablement Françoise Ducène-Lasvigne porte en elle l'amour de la photographie, de l'image rehaussée de lumière, de couleurs insolites,
d'ombres et de reflets. Cette exposition qu'elle nous offre où tout n'est que poésie ne pouvait pas mieux trouver comme exutoire que les cimaises des Poètes français.
Volontairement je ne m'attarderai pas sur l'aspect technique de son travail, ni des moyens exploités, ni du professionnalisme dont fait
preuve F.D.L. Le petit catalogue dédié à cette exposition est à ce propos bien documenté. Par nature rêveuse, par amour de la beauté, par soif de lumière, laissons nous plutôt porter par le
déroulement de ce lien poétique des images. D'instinct Françoise detient un regard, une vision très personnelle des scènes et situations qu'elle va fixer à jamais. Cette vision
intérieure, cet univers intime et émotionnel elle va le transférer sur son cliché. C'est à dire qu'elle transforme une situation qui pourrait être ordinaire, banale en poésie pour le regard.
Elle y dépose sa vibration par le trait
d'union de son objectif et métamorphose ainsi les reflets de la réalité en une sorte d'espace intemporel. Un plan choisi qui deviendra champ
de mémoire, mélodie de l'âme. C'est bien cela que doit nous révéler la magie ou le mystère de la photographe, une vision transcendée, un sentiment magnifié, une poésie
infinie. A sa manière Françoise parvient à incruster dans ses clichés sa petite musique de vie !
Au travers de cette " Promenade solitaire" nous nous situons dans le temps et hors du temps par effet reflet. Le temps de l'image révélée et
l'intemporel des jeux d'ombre et de lumière, des pierres immortalisées, des étincellements figés dans l'éternité. Cependant, afin de mieux apprécier le travail de Françoise, il me semble que
l'idéal est d'aborder son univers comme un recueil d'images que l'on
savoure au hasard des scènes qui s'offrent à nous. Tendre l'oreille pour écouter les confidences d'une assemblée de chaises isolées dans la
neige et susurrant les derniers potins mondains en jetant quelques miettes de pain aux corneilles, mouettes et autres passereaux étonnés par le silence du manteau de neige et l'immobilité des
bassins gelés. Venez ! Passons le pont Louis Philippe où un poème nous convie au rêve, découvrons le jeu de lumière d'un vitrail habillant de ses couleurs irisées les colonnes du Palais
Royal. Etonnons nous du reflet de la grande roue aux pieds d'une chaise esseulée.Emboitons le sillage des chats dans les rues et allées des jardins de l'éternité, ils y connaissent dédales et
tombeaux,
ils savent le nom de tous les pensionnaires, et avant que ne tombe la nuit, ils entrainent la mélancolie pour aller danser avec Vaslav
Nijinski qui tous les soirs donne encore ses representations au peuple des ombres, aux sentinelles de la mémoire, à ceux pour qui le temps n'existe plus. Le temps des solitudes semblables à
la pluie et qui vont dans les fleuves, pour paraphraser Rainer Maria Rilke. Et puis se surprendre dans Paris avec notre ami Jean Jacques Travers à ".../... flâner bien plus que de
raison.../...dans la nuit qui tremblait sur tes berges écrues.../... j'ai tellement rêvé à mes futures saisons.../... " Oui, rêvons,
c'est le mot clé de cette symphonie imagée, de ce mystère informel que nous offre Françoise en partageant avec nous l'essence subtile de ses émotions qu'exhale pour nous la poésie de ses
photographies.
Michel Bénard.
Lauréat de l'Académie française
Chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres.
EXPOSITION PASSÉE :
du 28
février au 7 mars 2009
CHRISTINE GÖHLNER
"Peintre naïf suédois"
CHRISTINE GÖHLNER-GUNNARSSON
Artiste-peintre, architecte en bâtiment DPLG et journaliste.
Mère de deux filles (25 et 21 ans) et grand-mère d'un petit garçon (bientôt deux ans), ses plus grandes sources
d'inspiration, ainsi que son mari depuis cinq ans, Frank, journaliste légendaire a la radio suédoise. Frank et Christine vivent surtout à Göteborg, mais aussi dans un petit village aux
alentours de Béziers. Née 1957 à Göteborg, en Suède, de mère française et de père suédois.
Autodidacte. A aimé dessiner et peindre autant qu'elle puisse s'en souvenir, et également bien encouragée à la
peinture par son grand-père suisse, vivant à Paris presque toute sa vie et celui qui lui a appris à y "ouvrir les portes" pour voir ce qui se cache derrière, c'est à dire dénicher petites
cours et autres merveilles du vieux Paris. Peint en style naïf, surtout en aquarelle et gouache, mais a commencé récemment à peindre aussi en acrylique.
vernissage le samedi 28 février 2009
à 16 heures
EXPOSITION PASSÉE :
du 14
mars au 29 mars
CHRISTIAN PECHOT
"Peinture abstraite"
Christian Péchot, les
nuances du silence.
Indéniablement et pour être franc, j'attendais avec une sorte de joie mêlée d'émotion cette seconde exposition de
Christian Péchot en cet Espace Mompezat, sans oublier bien entendu la présentation de ses oeuvres à l'espace Lesage à Reims. Depuis que je fus mis en contact avec l'oeuvre de Christian
Péchot? j'ai toujours ressenti une sorte de proximité, une vibration commune, un cheminement parallèle qui repose à la fois sur la pensée poétique et l'acte graphique de Christian Péchot.
Oeuvre bicéphale qui associe le verbe coloré et le pigment évanescent.
Démarche parfois ambiguë qui se teinte de mysticisme sous6jacent, ténu,discret mais en fait omniprésent.
Car chez Christian Péchot sans ces deux modes d'expression jumelés rien n'existerait, l'un et l'autre se dynamisent, se font complémentarité, sont en écho ! Evoquer la poésie sans la peinture ou
inversement, serait une mutilation, une éradication même de l'acte créatif de Christian Péchot. Très tôt l'écriture le révèle, dés 1963, il obtient une distinction poétique très prisée, le prix
François Villon. A cette époque il fera des rencontres décisives, tout d'abord avec le poète André Pieyre de Mandiargues et puis de la figure de prouedu suréalisme, la
talentueuse Valentine Hugo, dont l'oeuvre oscillant entre le mysticisme poétique et le suréalisme nuancé le bouleverse et tracera le sillon qu'il essaiera d'ensemencer toute sa vie durant. Un peu
plus tard il va se trouver confronter à l'abstraction par les mentors de l'épque dont je ne citerai que quelques uns : Tapies, Soulages,
Alenchinsky, Duchamp,Szénes et puis les novateurs américains comme Sam Francis, Pollock, Motherwell, Newman. Puis nous serons tentés de le confondre avec Sean Scully, mais surtout à Rothko.
Cependant à mon sens, ce serait une erreur que de trop vouloir l'assimiler à Rothko, car pour avoir il est vrai quelques similitudes extérieures les deux oeuvres sont totalement différentes sur
le fond. Car où transparaît la dramaturgie chez Rothko particulièrement dans sa dernière période, ce n'est qu'une légère musique céleste qui vibre dans l'oeuvre de Christian Péchot. D'ailleurs le
peintre André Gence, qui fût très proche de Christian Péchot le souligne parfaitement en disant que son oeuvre : " s'élève comme deux portiques de l'esprit.". Chez Christian Péchot c'est
la beauté du coeur et la transparence de l'âme qui imprègnent son oeuvre, c'est tout un cheminement intérieur s'offrant à
nous tout en nuances subtiles, comme si l' onde des couleurs nous invitait à une sorte de communion. Il dira :
"La lumière est mon véritable matériau pictural."
Mais écrira aussi par effet retour:
"La lumière est la première manifestation de la matière."
Christian Péchot utilisa les techniques picturales les plus variées, il travailla même la céramique, mais nous
constatons que chez lui c'est le plus souvent le pastel qui prédomine, qu'il est le médium qui restitue le mieux la lumière, il est délicat, fragile comme l'aile d'un papillon, parce que
constitué de parcelles poudrées. En portant l'analyse plus loin ne verrions-nous pas dans la symbolique fragilité du pastel un écho à l'aspect éphémère de tout principe de vie. Il me semble que
cet aspect est un point important conscient ou inconscient du regard que portait Christian Péchot justement sur le déroulement de la vie. L'alchimie entre le temporel et l'intemporel n'est pas
loin, un pastel comme "Génèse" en est le merveilleux témoin. Ici c'est le poète-peintre qui tisse le fil, transmute l'or du temps et de la révélation. Il demeure toujours très délicat de vouloir
nous situer de plein pied dans l'oeuvre de Christian Péchot car chez lui tout s'inscrit dans la nuance, le subtil,c'est une oeuvre d'entre deux que l'on se réfère à la poésie ou à la peinture,
les deux sont absolument complémentaires, et ce qu'il ne peut dire avec le Verbe il le confite à la lumière spirituelle de ses toiles. Nous sommes situés entre la nuit et l'aube naissante, entre
la vie
fortement poignante et la mort libératrice toute imprégnée de la promesse " Des ailleurs" que nous pouvons découvrir aujourd'hui en cimaise. L'oeuvre de Christian Péchot a parfois été associée au
minimalisme, je pense que c'est avoir mal observé le parcours et la démarche profonde de notre artiste, car il ne répond pas d'un concept esthétique, ni graphique, toute sa quête repose sur la
purification de l'espace, du regard, un allégement de l'esprit, s'il peint c'est justement pour imposer la lumière, la filtrer pour lui donner une autre dimension, un peu comme le font les
vitraux dont la fonction est de sacraliser, de diviniser la lumière en captant sa dimension spirituelle. En fait Christian Péchot a agi de même avec ses pastels, ses aquarelles et
acryliques,c'est un silence lumineux qui traverse son oeuvre, d'ailleurs je verrais parfaitement ses oeuvres associées à l'esprit cistercien, à la fois au tout et au rien, d'un Saint Benoît ou
d'un Saint Bernard. Christian Péchot a écrit:
" Toute pensée de l'homme est une trace qui s'inscrit dans le ciel."
Alors je vous invite à découvrir les paroles qu'il a tracées dans ses peintures et à écouter le silence qui en
émane.
Michel Bénard.
Lauréat de l'Académie française.
Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres.
*********************************************************************************************************
et
JEAN-MICHEL
PILARD
"Sculpteur symboliste"
Né en 1963 à Reims il réalise en 1985 sa première sculpture , un buste en argile
verte " orion "
En 1987 , le hasard fait qu' il rencontre Jean Capelli aux côtés duquel , pendant cinq années , il apprendra le métier passionnant de la
fonderie d'art à la cire perdue . Il conçoit et réalise l' outil indispensable à sa pratique : un atelier de fonderie . Sa démarche est simple , il recherche dans son monde intérieur et dans
la nature sa vérité . Ainsi la vie devient une aventure , et sur les sentiers qu' il affectionne tant , l' artiste trouve son inspiration Son oeuvre est variée,et l'originalité de son travail
nous conduit dans un univers fait d' éléments de la nature , d' architecture et d' histoires .Armé de patience et de minutie il sculpte la cire, en ce moment c' est avec l' argile qu' il s'
exprime en toute liberté .
Après quelques expositions locales régionales ,il rencontre en 2000 Jean-Jacques Lamenthe sculpteur , qui lui propose d' exposer son travail
au musée de l' Imaginaire du château de Ferrières, ce qu' il fera de 2001 à 2008 aujourd' hui un site inernet est en cours de construction jean-michel.pilard.net et l' artiste est enfin près
à présenter son travail . Les oeuvres qui vous sont présentées parlent du mystère de la vie , de son expérimentation , et de son invitation au voyage dans les mondes visibles et invisibles
entre ciel et terre .
Jean Michel Pilard,un ailleurs enchanteur.
Jean Michel Pilard est un sculpteur dont je connais certaines oeuvres depuis
plusieurs années.A diverses reprises j'ai eu le plaisir de découvrir son travail dans des expositions, en particulier au Musée de l'Art Imaginaire au château de Ferrières et dans son atelier à
Orbay l'Abbaye. Ainsi je me réjouis d'associer son oeuvre aux réalisations picturales et graphiques de Christian Péchot, car nous pouvons déceler dans ces deux modes d'expressions trés
différents, un lien de recherche dans le cheminement et la perspective symbolique escomptée. Jean Michel Pilard tend lui aussi vers une volonté de représenter la beauté par rapport à sa vision,
mais son oeuvre va bien au-delà car ici, nous retrouvons une quête qui va beaucoup plus loin que le regard direct, nous y rencontrons aussi une volonté de côtoyer le merveilleux, l'inaccessible
et à ce point de jonction nous ne sommes pas loin du spiriruel.
Dans cet esprit Christian Péchot écrit:
"Montrer le visible est le privilège de chacun, donner à voir l'invisible est le
travail de l'artiste ."
Nous pouvons alors parler d'émanations révélatrices. Si Christian Péchot nous évoque
de la naissance des eaux, avec Jean Michel Pilard nous pourrions parler de la naissance du monde, la forme s'extirpe
des nimbes ou des fonds marins, c'est le chant des origines, la géologie de la mémoire, le prélude de l'homme. Indéniablement Jean Michel Pilard est un sculpteur, mais pour avoir la chance de
l'avoir approché un peu dans le cadre de sa création, d'avoir posé le doigt sur l'athanor des ses transmutations, je sais qu'il y a chez lui un orfèvre, un perfectionniste qui possède
merveilleusement son métier de sculpteur, mouleur,fondeur, patineur car aucune phase de l'élaboration de ses oeuvres ne lui échappe, fait rarissime pour un sculpteur. C'est un artiste complet qui
possède l'âme d'un artisan, mais aussi son savoir
faire! Toutefois pour un créateur, aussi élaborée soit la technique, il faut ce petit supplément d'âme qui fait la différence. Chez Jean Michel Pilard ce supplément d'âme ne manque pas, il
rejoint toute la symbolique universelle issue du monde sacré de l'antiquité pour converger vers la spiritualité biblique.Ici je vous invite à suivre son parcours initiatique, né des abysses
océanes et des sphères célestes pour
s'élancer vers la lumière incertaine où Icare brûla ses ailes.Nous embarquons avec le passeur d'âme sur les eaux sacrées, l'arbre de vie nous désigne la fragile passerelle nous conduisant vers la
cité céleste. Soyons attentifs au scibe consignant la Parole qui deviendra le Poéme! Ce poéme nous conduira" ailleurs ", vers l'oeuvre de Jean Michel Pilard, car " ailleurs " comme nous le
rappelle Christian Péchot:
"Ailleurs,n'est pas un lieu mais un état dans la conscience,
ailleurs terre éternellement vierge, éternellement créatrice,
ailleurs matrice que la poussière des étoiles féconde."
Et c'est bien de cet ailleurs enchanteur qu'il s'agit de découvrir avec Jean Michel
Pilard.
Michel Bénard.
Lauréat de l'Académie française
Chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres.
EXPOSITION PASSÉE :
du 4
avril au 18 avril
NICOLE
REGNER
peintre d'icônes
vernissage le samedi 4 avril
2009 à 17 heures
Nicole Regner,une touche de spiritualité.
Oui je l'avoue, trés honnêtement j'attendais cette exposition iconographique avec beaucoup d'intérêt et
d'émotion.
Indéniablement nous donnons aujourd'hui grace à Nicole Regner une nouvelle dimension à notre engagement artistique.
Une chose est évidente il ne pourra pas nous être reproché notre manque d'éclectisme en cet espace Mompezat qui a déjà
reçu en ses cimaises tous les modes d'expressions et toutes les nationalités des cinq continents. Cette belle exposition d'icônes ne fait que concrétiser notre démarche et notre volonté
d'ouverture à la création sous toutes ces variantes et déclinaisons.
Ainsi je me réjouis d'avoir croisé la route de Nicole Regner qui m'a révélé sa voie de lumière. D'ailleurs l'icône n'est elle pas une image créée par la lumière. Lumière intérieure, lumière
spirituelle, mais également lumière créative, cette passerelle entre le terrestre et le céleste. Icône, comme nous le savons nous vient du grec " Eikona "( petite image ) et ce qui est trés
intéressant c'est que pour les spécialistes de l'iconographie,l'icône n'est pas peinte, mais elle est écrite, ainsi il nous devons savoir lire une icône, lien merveilleux convenez en avec la
Société des Poétes Français où l'écriture et la lecture sont à la fois fondations et pierres angulaires de notre vocation ou mission. La légende nous rapporte que Saint Luc serait le premier
peintre de la Sainte Vierge Marie.
Les premières peintures que l'on pourrait associer à l'art précurseur de l'icône datent du troisième siècle et se trouvent dans les catacombes de Rome. L'icône est à l'origine un dialogue entre
l'homme et le Divin, c'était une manière d'écrire et de matérialiser selon des canons bien précis l'image symbolique des Saints ou des scénographies de la chrétienté orthodoxe. En tant que sainte
représentation et présentation il ne suffit pas de regarder l'icône il faut vivre avec elle, celle ci doit participer au mode
de vie des croyants ,elle doit être une présence permanente. L'icône est en fait un entre-deux, oscillant de la temporalité à la
transcendente révélation. L'art de l'icône possède sans doute des origines trés liées à l'art du Fayoum venant de l'Egypte( 1er-4 em siècle) où l'on peignait sur le sarcophage le portrait ou le
corps entier du défunt. Les chrétiens byzantins reprirent ce principe pour honorer leurs saints. Les plus anciennes icônes datant du VI et VII em siècles se trouvent dans le célèbre monastère
Sainte Catherine en Egypte dans le Sinaï. Parmis les grands peintres d'icônes incontournables, nous pouvons nommer Théophane le Grec et le plus connu sans doute, Andréï Roublev du XVI em siècle
et rendu encore plus célèbre par le remarquable film d' Andréï Tarkovski.
Plus tard Simon Uchakov insufflera une nouvelle vie à l'icône.Les grands serviteurs de l'art iconographique furent nombreux en Grèce, Russie, Roumanie etc etc mais la plupart restèrent anonymes
car bien souvent il s'agissait de moines ne signant jamais leurs oeuvres. En ce qui concerne Nicole Regner sa passion, ou plus précisément sa révélation relative à l'art de l'icône, lui est venue
à la suite d'un voyage au Cappadoce, où elle fût saisie par la beauté de certaines fresques antiques dont les vestiges étaient encore merveilleux malgré les destructions successives liées aux
aveuglements et acharnements se voulant religieux. Alors, Nicole voulut aller plus loin et se rapprocha aussitôt son retour à Paris de l'atelier de père Igor qui enseigne l'art iconographique
selon la
tradition byzantine.Actuellement elle travaille avec le groupe des élèves de Georges Drobote père et fils " Icônes & Tradition" .
Ce groupe vient d'ailleurs de présenter récemment une remarquable exposition d'icônes à la Mairie du VI em arrondissement à Paris.
L'art traditionnel de l'icône répond et obéit à des régles trés stictes, choix du bois, sa taille, sa préparation,l' enduit,la colle, la tarlatane, les différents blancs, les pigments, les ors
etc etc... En fontion de chaque représentation hagiographique il y a des canons trés précis à respecter, la symbolique de l'icône demeure presque immuable depuis l'origine, la différence entre
les iconographes se fera selon le talent artistique et la sensibilité de chacun. Où l'officiant pourrions nous dire, joue avec diverses nuances colorées, le
trait sera souple, rigide, léger, appuyé, virtuose ou non,enfin nous retrouvons ici toutes les subtilités que l'on peut rencontrer chez les calligraphes, car rappelons nous qu'une icône n'est pas
peinte mais écrite. Nicole Regner est une amoureuse de l'art de l'icône tout simplement parce qu'elle aime et croit en la vie, que cet art est exigeant et impose une volonté de perfection. Cette
discipline s'impose également pour les croyants ou non croyants par son aspect sacré, c'est un hyme à la beauté, à la communion et à la réflection. L'icône est un cri d'amour silencieux, une
sourde prière, un lien inaltérable entre l'homme et le spirituel.
Pour être iconographe il faut un coeur pur et une âme lumineuse. Peut être que cette pureté mêlée au besoin d'un peu plus de liberté et d'évasion, se retrouvent dans les peintures paysagées à
l'huile de Nicole Regner, car elles sont beaucoup plus simples et vont à l'essentiel de la ligne et de la couleur.Sans doute, aprés l'emprise des difficultés liées aux technique des icônes, est
ce là son petit jardin de l'enfance,sa respiration. Les icônes de Nicole Regner sont des pages de tilleul qui se patinent de mystères hagiographiques,d'énigmes spirituelles, la ligne sacrée trace
le passage vers le miroir de l'autre rive, qui se fait naturellement le reflet
de la beauté et de l'amour.
Michel Bénard.
Lauréat de l'Académie française
Chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres.
EXPOSITION PASSÉE :
du 25 avril au 9 mai
VÉRONIQUE BÉDOUIN
peintre figuratif onirique
vernissage le samedi 25 avril 2009
à 17 heures
Vénonique Bédouin, rêves et symboles en dualité.
" Vous ne serez jamais que des passants du rêve " Jean Yves Le
Guen.
En tout premier lieu, merci à Véronique Bédouin d'être venue de si loin pour
nous honorer de la présentation de ses oeuvres en notre espace Mompezat, car comme son nom ne nous le précise pas, elle nous vient des Terres d'Armor, pays d'histoire, de tradition et de
légendes. Terre d'artistes et de poétes également, ici je pense à Le Quintrec, Guillevic, Guirec, Grassin, Le Guen etc etc..... Cependant plutôt que de vouloir aborder le parcours,
l'itinéraire pictural de Véronique Bédouin, souligner l'aspect technique qui outre la possession d'un métier et la maîtrise de celui-ci, ne prouve pas grand chose quant à la réelle
transmission créative, imaginaire. Par choix je rentrerai tout de suite dans ce que je qualifierais comme une expression d'onirisme symbolique.
Univers personnel qui nous accueille dans le halo d'un rayonnement bleu dominant. Bleu comme nos rêves éthérés, bleu comme la mer, bleu comme une orange aurait dit Paul Eluard, bleu comme
les yeux de l'artiste. Ici nous sommes en proximité du mythe, des influences légendaires. C'est pourquoi je préfére me laisser transporter par le ressenti, l'émotion, le songe et laisser
s'entremêler l'asie et le moyen orient, le passé et le présent. Au fil des lectures graphiques des oeuvres de Véronique Bédouin, nous
percevons chez elle une nécessité de dépaysement, d'errance, de brassage des cultures....une forme de syncrétisme en quelque sorte où chacun pourra puiser l'élément qui lui convient, le
fruit qui le nourrit. Cet univers detient quelques fragments énigmatiques, un peu à la manière de certains vitraux contemporains où chaque parcelle colorée est en complémentarité avec la
vision globale.
Dans ce halo camaïeu il est bon de se laisser transporter au hasard (bien qu'à mon sens celui ci n'existe pas) de nos propres appels, de notre cheminement instinctif. Parfois nous
rejoignons les bords du Nil où une déesse intemporelle nous
convie au décryptage des runes ou hiéroglyphes,elle transmet son savoir initiatique aux oiseaux rouges ou à l'étrange salamandre.
Mais au travers du rêve, de la fiction, la vie peut devenir aussi une séquestration, tout comme l'amour qui se transforme souvent en chaines dorées. Tout ici est dualité, dédoublement, le
yin et le yang, l'aile et la blessure, l'aigle et le serpent. Par une délicate subtilité Véronique Bédouin semble nous rappeler que le chemin de l'homme peut lui aussi basculer dans
l'illusion, de l'orgueil, du luxe, de l'artifice qui le vulnérabilise. Et pour poursuivre notre interrogation autour des oeuvres de notre artiste, ce ne seront probablement pas ses geishas
modernes oscillant entre l'orient et le moyen orient,désirables et tentatrices qui vont restituer un peu de sagesse aux hommes, ils sont bien trop faibles. Néanmoins bien au delà de cet
univers quelque peu artificiel et illusoire, Véronique Bédouin au travers de ses trilogies nous resitue dans l'espace de reflexion, du vécu par les larmes de ses pleureuses, par l'hilarité
de ses rieuses et la nostalgie de ses fumeuses. Autres formes dualistes de la vie ! Par le choix de ses sujets, Véronique Bédouin attire notre attention en suggérant que l'espoir et le
salut peuvent sans aucun doute nous revenir de la femme. Femme protectrice de la pureté qui se voudrait le diamant universel. Femme à la fois fleur et mélusine, femme porteuse de vie,
matrice de toute espérance.
Toutes ces femmes sont trés significatives du cri de vie dans l'oeuvre de Véronique Bédouin.
Pour conclure je confierai à Véronique ce petit texte:
Je voudrais composer une palette
A tes couleurs de femmes,
A tes transparences d'âme,
A tes reflets de coeur
Afin de mieux pouvoir écrire
Le livre de l'Amour et du Rêve.
Michel Bénard.
Lauréat de l'Académie française
Chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres.
EXPOSITION PASSÉE :
du
16 mai au 30 mai
VINCENZO
VITI
peintre italien
Vincenzo Viti, fils du comte Marcello, naît le 4 avril 1958 à Altamura
(Italia), où il achève ses études de collégien et puis de lycée à l'Ecole des Géomètres "F. Maria Genco". Il vit dans sa ville natale avec sa femme, Marilena De Bernardis, et ses deux
enfants, Marcello et Andrea. Il commence sa recherche artistique en tant qu'amateur, mais avec sérieux et naturel, bien confiant dans sa capacité d'extérioriser les sentiments les plus
profonds, les valeurs universelles, les anxiétés et les espoirs par la fusion des couleurs et la conception d'images bariolées et multiformes de l'univers fantastique environnant. Après sa
première saison artistique, caractérisée par un chromatisme explosif, il a atteint une expression picturale tellement essentielle qu'il ne lui suffit que quelques teintes pour définir le
vaste et profond univers de l'intériorité humaine. Le bleu règne sur ses toiles jusqu'à devenir un viatique spirituel au royaume ébahi des sentiments, ou un philtre magique pour voiler
secrètement le grand mystère de l'âme. Mais son pinceau n'arrive pas à se délivrer complètement de son style primitif et, parfois, oscille entre l'"hier" et l'"aujourd'hui", dans l'attente de
trouver le chemin du "demain", comme un Roméo, errant vers la Jérusalem d'une peinture immortelle. Vincenzo Viti a peint des dizaines de toiles et d'aquarelles en s'inspirant de la poésie
italienne de Giovanni Dotoli, et aussi de celle de Rimbaud et Mallarmé.
vernissage le samedi 16 mai 2009 à
17 heures
EXPOSITION PASSÉE :
du 6
juin au 20 juin
ERWAN
KERDREUX
peintre aquarelliste
EXPOSITION "Paris, Rome, Ajaccio"
vernissage le samedi 6 juin 2009 à
17 heures
Erwan Kerdreux,ombre,lumière et transparence.
En son Espace Mompezat la Société des Poètes Français est heureuse de retrouver les
oeuvres d'Erwan Kerdreux sur ses cimaises, car Erwan Kerdreux a déjà exposé chez nous il y a deux ans. Cette fois Erwan nous propose un voyage entre Paris sa ville d'adoption, Rome sa ville de
coeur et Ajaccio la ville de son amour puisqu'elle est la cité de son épouse. Les habitués de cet espace et plus particulièrement de nos expositions, ne pourront certes pas nous reprocher notre
manque d'éclectisme, car si les
expositions se suivent elles ne se ressemblent pas, la précédente exposition était
aux antipodes de celle-ci, nous la devions à un artiste italien Vincenzo Viti, qui travaille dans l'esprit de l'art brut, de
l'écriture graphiste, du poème tag, cri tout en rouge et en matiére pour célébrer la
parution du dernier ouvrage du grand poète italien Giovanni Dotoli. L' univers d'Erwan Kerdreux totalement différent, nous sommes invités à parcourir un espace subtil, délicat, poétique, tout en
transparence. L'art de l'aquarelle est reconnu pour être un art précieux qui exige une parfaite maîtrise du dessin et de l'exécution qui impose une parfaite possession du métier, les véritables
aquarelles impliquent une extrême discipline où l'artiste n'a
aucun droit à l'erreur. Il est toujours possible de revenir sur une huile, d'effacer, de corriger, de surcharger, mais ceci n'est nullement permis aux véritables aquarellistes, ce
qu'estindéniablement Erwan Kerdreux. Ce dont nous nous souvenons de la dernière exposition d'Erwan Kerdreux c'est sa note parisienne, elle donna d'ailleurs naissance à de très beaux ouvrages
d'art reproduisant ces travaux. Aujourd'hui nous sommes confrontésà la trilogie, Paris, Rome, Ajaccio. C'est un bonheur de se laisser porter, de se promener dans son monde proposé via
l'Histoire,et le prestigieux passé de ces villes, mais aussi à travers nos souvenirs livresques ou tout simplement d'amours électives de l'esprit des lieux.. Erwan est un fervent spécialiste de
la lumière, des effets contrastés avec délicatesse,des jeux d'ombres sur un mur, une porte, un reflet dans une vitrine,dans chaque oeuvre la vie s'installe, un lecteur sur un bancde la place
Saint Sulpice, des enfants jouant dans le jardin de Luxembourg, des touristes devant le palais rouge à Rome, quelques rêveurs d'une vieille idée existentialiste en terrasse du café " Les deux magots " et quelques amoureux traversant le
pont des Arts.Parfois Erwan travaille sur le motif pour reprendre une expression qui était chère aux impressionnistes, mais souvent il croque rapidement sur place, saisit ambiances et vibrations
lumineuses et reprend son sujet en atelier, après avoir pris soins de noter les éléments déterminents de safuture aquarelle. Ainsi la main, plutôt que le pinceau qui prolonge le geste glisse sur
le papier afin de mieux nous distiller son rêve." Le rêve cet ouragan d'aventures fleuries, ces grottes d'espérances";comme nous le dit le poète Giovanni Dotoli. L'eau est à la base de
l'aquarelle et c'est dans l'eau et les couleurs diluées d'Erwan Kerdreux que se reflète son ciel de liberté!
Michel Bénard.
Lauréat de l'Académie française
Chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres.
les programmes de rentrée
seront annoncés prochainement