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  • : siège de la Société des Poètes Français, expositions de peintures, sculptures, photos, poésies, manifestations de poésie, théâtre, chant, musique, signatures livres et recueils

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SIGNATURES
de  LIVRES :


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JACQUES  CHARPENTREAU
poète
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CHRISTIAN  MALAPLATE
poète
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ODETTE  BEAUDRY
poète du Québec

florence_06.jpgFLORENCE  DIGNE
poète

16.05.2009 10J.-F. DUSSOTTIER
poète

100_2334.jpgVITAL  HEURTEBIZE
poète

   
JACQUES  VIELSVIL
poète belge


MICHEL  BÉNARD
poète


CHRISTIAN  LEBON
ancien secrétaire de Charles Trénet


 
GIANFRANCO  STROPPINI
écrivain



ÉLIANE  DEMAZET
poète


ROME  DEGUERGUE
poète, écrivain

 GUY  CHATY
poète

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NADINE  AMIEL
poète
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JEAN DE LOST-PIC
poète

 

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FRANÇOISE  ANDRÉE  BISSON
poète

 

 

 

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2012
PRTEMIER  semestre 2012


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PEINTURE,  SCULPTURE,
 PHOTOGRAPHIE



responsable de la galerie
MICHEL BÉNARD
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le contacter pour exposer dans notre galerie :
par courriel : michel.benard93@sfr.fr

*
JACQUES-FRANÇOIS  DUSSOTTIER
communication/internet
(internet) : jfdussottier@gmail.com

MANIFESTATIONS  A  VENIR :
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premier semestre 2012


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EXPOSITIONS  d’ART a venir :

 

 

 

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EXPOSITION  PASSÉE :


 du 7 janvier au 20 janvier 2012

 

Patrice HAUDEGOND

peintre

 

Patrice Haudegond 1

 

et

 

Hélène Le Junter

sculpteur


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Exposition Hélène Le Junter & Patrice  Haudegond


Bonjour à tous et à toutes, merci de votre présence en notre espace Mompezat, avant tout acceptez les vœux 2012 de notre président Vital Heurtebize auxquels j’associe les miens.
Le principe de base de cet espace culturel, siège de la Société des Poètes français (SPF) est respecté, les expositions se suivent à fréquence régulière mais ne se ressemblent pas, ce qui est le fil conducteur de ce lieu, portant sur une volonté éclectique, avec le respect de la créativité, de la qualité et de l’authenticité. Aujourd’hui pour notre plus grand plaisir nous accueillons un peintre dont la renommée n’est plus à faire, Patrice Haudegond et un sculpteur confirmé Hélène Le Junter, qui nous proposent un ensemble d’œuvres d’une remarquable qualité nous gratifiant dans les deux cas la maîtrise  d’un beau métier où l’âme de l’artisan-artiste est bien présente.  Particularité de cette exposition, nos deux artistes, Hélène Le Junter et Patrice Haudegond ont un lieu commun, tous les deux sont originaires de la même terre, celle que l’on appelle la « terre noire » des pays miniers dont l’histoire imprègne les mémoires. Les natifs de ces terres sont profondément enracinés, ils répondent de la communauté des mineurs de fond, des légendes flamandes, de toute une culture déchirée entre les conflits sociaux, le dur labeur et l’hégémonie  d’une église dominante, les uns et les autres sont difficilement séparables dans le mode de vie et de pensée. Ainsi Hélène Le Junter et Patrice Haudegond eurent l’excellente idée de se jumeler  pour cette exposition, car en réalité bien que n’y ayant pas même songé, il y a dans leurs œuvres et démarche une complémentarité. Ils s’expriment sur des vibrations similaires d’où émane une sorte d’intemporalité rattachée à une nécessité porteuse d’une orientation vers l’absolu ou le sacré selon l’angle où l’on veut percevoir le lien. Désormais je vais me tourner vers les œuvres de nos deux amis et en faire un modeste survol avec vous. Volontairement, je vous épargnerai les références, les cursus, les distinctions, les écoles, simplement je laisserai s’exprimer mon ressenti face aux œuvres que nous pouvons découvrir, ici en cimaise. Laissons parler l’émotion, l’étonnement et l’éblouissement.

Hélène Le Junter :

En premier lieu je me tournerai vers Hélène Le Junter dont les œuvres nous invitent à la réflexion. Attirée par les arts depuis sa prime jeunesse, celle-ci a toujours aimé la pratique  dessin, lieu commun de bien des sculpteurs. La majorité des grands sculpteurs sont ou furent d’excellents dessinateurs. Il faudra à Hélène Le Junter une période de tâtonnement, de doute, d’orientation incertaine pour que son père prenne l’heureuse initiative de faire découvrir à sa fille un atelier de sculpture. Objectif atteint, car elle fût vite séduite et elle comprit rapidement que ce serait là, la voie à suivre pour son épanouissement créatif. Contrairement à beaucoup, qui se référent à de grands maîtres comme, Rodin, Giacometti, Zadkine, Zorko, Moore, César, Ipousteguy,  etc. etc, Hélène Le Junter ne subit pas de réelles influences, seul lui suffit de trouver le point harmonique qui convient à son expression. A ce titre, la musique joue pour elle un grand rôle. Par la musique il y a transport, élévation, impression d’un sentiment hors du temps. En cours d’exécution d’une de ses œuvres, la musique permet à Hélène Le Junter de se rapprocher du sacré, de poursuivre sa quête intérieure, d’entretenir son trait d’union avec l’humain. Car en fait l’humain demeure toujours la base même de sa création. Chez elle il ne faut voir en aucun cas une démarche intellectuelle, non, chez elle tout est dans le geste instinctif, le ressenti dans la musicalité des volumes et la révélation des sens. Chacune de ses sculptures porte sa résonance intérieure, son rythme linéaire. Hélène Le Junter s’exprime avec une extrême délicatesse, elle joue parfois un peu sur la corde raide avec la matière capricieuse, de l’équilibre à la rupture il n’y a parfois qu’un pas.
Il suffit simplement pour vous en convaincre de voir avec quelle précision elle travaille sa pierre, car ici il est évident que nous sommes confrontés aux difficultés et aux risques de la taille directe, technique fondamentale de l’art de la sculpture qui ne tolère aucun droit à l’erreur, le moindre coup de maillet ou de ciseau non maîtrisé et la pierre peut éclater. La matière que sculpte Hélène Le Junter est la pierre de cathédrale, ou pierre de Paris, celle là même qu’utilisaient les compagnons tailleurs de pierre et les sculpteurs qui participèrent à la construction de Notre Dame, entres autres. D’ailleurs à bien y réfléchir notre amie, n’est pas si éloignée que cela de l’esprit des sculpteurs de cathédrales, son travail porte sur la réflexion, sur la connaissance de soi, et chacune de ses œuvres est une vibration avec sa lyre intérieure. 
Hélène Le Junter peaufine sa pierre tout en épuration, ses lignes sont souples et harmonieuses, ses volumes s’élancent vers la voute céleste. Pour elle la beauté ne doit révéler et ne contenir que l’essentiel, et c’est bien sur ce fil tendu que repose tout l’équilibre de son art.
Afin de mieux vous permettre de découvrir et de vous imprégner des œuvres d’Hélène Le Junter je finaliserai le plus poétiquement possible, avec pour référence cette superbe main lapidaire si élégante, si gracieuse, si romantique, nous portant à croire qu’elle pourrait appartenir à un pianiste virtuose, et lui dirai :
« Lorsque je contemple les lignes épurées de ta main, ce sont toutes les fréquences de la musique originelle que émane de ton âme ! »

Patrice Haudegond :

C’est vers Patrice Haudegond que je tournerai maintenant. Il ne me sera pas possible de vous dire que cet artiste merveilleux me soit un inconnu, d’ailleurs il a déjà exposé en cet espace et à diverses reprises nos routes se sont croisées sur Reims où il est venu présenter ses œuvres à l’espace Lesage et sur ses terres du Nord au cours de diverses expositions, personnelles ou collectives. Patrice Haudegond est un artiste connu et reconnu, ses œuvres de haute tenue attirent toujours grand nombre d’esthètes et connaisseurs pour un art élaboré vers sa perfection. Patrice Haudegond est un maître en la matière. Sans nous méprendre nous pourrions le situer dans la lignée des grands maîtres flamands ce qui fait sa force et originalité, sans en altérer sa modestie. Il est un immense dessinateur, il possède à la perfection son métier de peintre au sens le plus large et le plus noble du terme. Tout chez lui est porté à l’extrême, graphisme, composition, sélection des valeurs chromatiques, ambiance intime ou suggérée des œuvres, ainsi que l’émanation intemporelle s’en extirpant. Indéniablement Patrice Haudegond nous transporte en marge du temps, il nous guide aux portes des songes et légendes, il nous convie à décrypter l’insolite de son univers. Sorte de petit jardin secret ! Car en fait chez lui tout est en filigrane.   Au premier contact avec un œuvre de Patrice Haudegond, vous êtes déjà dans la séduction interrogative, la précision du trait, la révélation du sujet, l’ambiance générale d’un mystère flotte sur les paysages. Tout nous semble parfait, classique…presque trop classique ! Ceci nous cacherait-il quelque chose ? Oui ! Absolument, l’univers codé de Patrice Haudegond se dévoile peu à peu, se décrypte lentement, alors c’est soudain un monde fabuleux qui nous apparaît, un univers en demi-teinte, tout en nuances et subtilités imaginaires. Ce n’est qu’un foisonnement de personnages étranges et singuliers, de sages, de gnomes, d’animaux jumelés, hermaphrodites, mythologiques, légendaires qui le plus souvent sont extirpés de leur contexte historique.
Patrice Haudegond n’est pas sans me faire songer à ces moines enlumineurs du moyen-âge, soumis à des règles canoniques, graphiques, lettristes très strictes, mais qui avec talent personnalisaient et marquaient leurs travaux du sceau de l’imaginaire et de la dérision, parfois très engagé, humoristique, voire un tantinet coquin. A faire pâlir ou rougir les prudes ou hypocrites consciences de l’époque. D’ailleurs certains frôlèrent les flammes purificatrices de la «  Sainte Inquisition ! »
Rassurez-vous, Patrice ne sera pas conduit au bûcher, mais je ne saurais trop vous recommander de vous attarder sur chacune de ses œuvres. Car si pour la morale et tout est relatif, Saint Michel terrasse le dragon, si un ange protège de son large vol un étrange château , si un traite ou roi déchu s’inquiète du mont aux gibets, un peu à l’instar de François Villon, il y a quelques petits satyres qui s’en donnent à cœur joie avec quelques nymphettes complaisantes, polissonnes, parfois même très coquines. Mieux vaut ne pas vous parler d’une certaine licorne donnant bien du plaisir, sous l’œil complice de deux gentils lapins amoureux, à une belle princesse délaissée par un seigneur probablement parti en croisade ou en train de guerrevoiyer. Cependant tout l’art de Patrice Haudegond va bien au-delà de ces petites subtilités humoristiques. Pour vous en convaincre, si besoin était face à une œuvre si révélatrice de son grand talent, il vous suffira d’admirer un petit tableau n’ayant pour seul sujets que quelques toits et vieilles cheminées. Vous constaterez que ce tableautin contient un climat ambiant que seul un grand maître est capable de restituer. A une époque où l’art, ou se qui se définit comme tel, bascule souvent dans la provocation, le scandale, le sensationnel, le dégout, l’insipidité, l’aliénation collective voire la scatologie, il est rassurant de rencontrer des artistes de l’envergure de Patrice Haudegond, car ils sont des remparts et les garanties pour l’art de demain. Les contres balanciers de l’incohérence !  Patrice Haudegond est un passeur de rêve, un pêcheur d’utopie, un enlumineur de la pensée, qui peint et grave sur la toile des fragments d’éternité. Dans le silence de sa voix intérieure, par son art ciselé à la manière de l’orfèvre, il nous initie aux secrets de son cœur et de l’amour universel.

                                                                                             Michel Bénard

Lauréat de l'Académie française

            Chevalier des  Arts et Lettres  

*          

vernissage le samedi 7 janvier 2012 à 17 heures

 

 

 

 

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EXPOSITION  PASSÉE  :

 

du 4 février au 24 février 2012

 

 

Gérard BEAULIEU

peintre

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et

Jacklin  Bille

sculpteur

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  vernissage le samedi 4 février 2012 à 17 heures

 

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Jacklin Bille, sculpteur & Gérard Beaulieu, peintre.

 

Une nouvelle fois nous sommes très heureux de vous accueillir en notre espace Mompezat, d’être venus de bien loin pour certains et d’avoir osé braver les frimas sibériens pour découvrir ou redécouvrir les œuvres conjuguées, parfois presque jumelées de nos deux artistes. Jacklin Bille pour la sculpture et Gérard Beaulieu pour la peinture. A ce titre permettez-moi de vous confier ma joie, car nos expositions aussi variées soient-elles ne font que perpétuer la notion d’un travail de qualité et de créativité.

Indéniablement, cette exposition en est la preuve tangible.

 

Jacklin Bille  * Sculpteur :

 

En lever de rideau si je puis m’exprimer ainsi, je vais survoler le cheminement de Jacklin Bille, selon mon ressenti, mon regard, selon la résonance que je perçois, le dialogue que j’établi avec son œuvre. Ah ! Je vous vois très interrogateurs, vous pensiez que Jacklin Bille était un homme ! Et bien non, c’est une femme, femme jusqu’aux bouts des ongles et de l’âme, avec un réel élan, une force toute particulière et une volonté de créer comme tous les sculpteurs qui luttent avec la matière, et quelle matière, puisqu’il s’agit de marbre, d’albâtre, de stéatites et de bronze, donc là rien d’anodin. La passion des arts chez Jacklin Bille remonte à sa prime adolescence où déjà elle s’initiait à la peinture en copiant des Monet, des Renoir, des Utrillo, tout un univers délicat, coloré, voire parfois nostalgique. Mais, nous n’ignorons pas que les méandres de la vie ne vous conduisent pas toujours où nous le voudrions, ainsi ce seront vers des études scientifiques que Jacklin Bille devra se tourner et où d’ailleurs elle réussit sans jamais oublier son amour viscéral pour l’art. Au cœur de cette carrière scientifique un changement de route se produisit. Peut-être que sa vraie voie la rappelait-elle à l’ordre. Un nouvel appel de l’art ! Comme le hasard n’existe pas, un jour Jacklin Bille va voir le film « Camille », et là ce fût la révélation, l’élément de précipitation, le transfert de la pensée, l’éveil à une autre vocation, la sculpture ! Ce petit miracle fût Camille Claudel ! Une émotion inexplicable submergea notre amie. Elle sera sculpteur !  C’est ainsi qu’elle commença à s’initier en divers ateliers, qu’elle aborda des styles différents, des techniques  variées, qu’elle commença peu à peu à trouver une écriture lapidaire, à découvrir aussi d’autres grands maîtres influents, comme Auguste Rodin, évidemment après Camille Claudel, mais également Arp au style sobre, Bourdelle aux lignes sensuelles, Brancusi aux formes épurées. Jacklin Bille se lança comme un défit et travailla principalement la pierre en taille directe, technique de sculptures des plus délicates et difficiles, des plus nobles aussi, ne laissant aucun droit à l’erreur. La pierre est pour elle incontournable car on y retrouve les nuances colorées les jeux des hasards heureux ou malheureux des veines, des aspérités, la magie des nuances qui permettent à l’artiste de découvrir et de révéler ce que la pierre porte déjà secrètement en elle.  Jacklin Bille joue du mouvement, de la douceur des courbes, des volumes et de la sensualité flirtant parfois avec un érotisme voilé, suggéré. C’est dans cet espace intime que nous découvrons, le fil d’argent de Jacklin Bille reposant sur l’esprit fusionnel, l’instinct protecteur et les vibrations sensuelles. Afin de mieux dévoiler ces aspects intimistes de son œuvre, il vous suffira de prendre le temps d’admirer chacune de ses pièces et peu à peu vous en décrypterez les secrets les plus profonds. Certaines de ses œuvres sculptées vous livreront leur sensualité comme cette Vénus en miroir avec Double-obscur de Gérard Beaulieu. Vous pourrez y découvrir la sérénité, la fuite vers la douceur des songes, la beauté évanescente. La lutte aussi et l’âpreté de la vie, sans oublier l’attente de l’espoir après les jeux de l’amour ou de la fusion, et encore les déchirures, car l’amour n’est souvent qu’une blessure, une déception, il vous suffira d’en parler à cette pauvre Fleurette qui se noya dans ses larmes. Alors la protection s’impose et c’est là qu’intervient l’artiste au féminin dont la main se fait salvatrice. Tout est à la fois fragile et merveilleux, grâce et mystère, éclats de beauté, nuances irisées.

Pour conclure, je pourrai me rapprocher de cette image sculpturale égyptienne tout en épurement et protection, où Jacklin Bille aurait pu dire :

« Lorsque du bout de mes doigts, je donne naissance à ton sourire, avec cette étincelle que portent au fond des yeux les enfants de l’amour, je maroufle ton image égyptienne et veille sur la paix de ton sommeil. »

 

Gérard Beaulieu * artiste peintre :  

 

Prétendre aborder ici Gérard Beaulieu est presque une gageure, tant l’artiste est multiple et varié, sans cesse il remet son œuvre en question, l’élague, repart à zéro où presque, toujours en quête d’une autre expression, d’une autre écriture, d’un autre espace de création. Ici j’éviterai volontairement le cursus artistique de Gérard Beaulieu qui exposa dans les plus importantes galeries, qui partagea les cimaises avec les plus grands noms du monde de l’art, et qu’il est capable de passer de l’abstraction, de l’art-optic au classicisme le plus significatif pouvant rappeler la renaissance, tout en faisant un petit détour vers le symbolisme mythique voire parfois mystique. Gérard Beaulieu est à l’origine designer, mais il ne lâcha jamais ni le crayon, ni le pinceau. Oui il appartient à cette rare catégorie d’artistes, surtout aujourd’hui, aux possibilités graphiques multidimensionnelles. Artiste discret, talentueux, il n’en a pas moins fait pour autant un parcours international, mais jamais il ne s’écarta d’une règle immuable et incontournable, celle de la rigueur du dessin, base fondamentale de toute œuvre picturale ou même sculpturale. Le dessin est le squelette, la structure, le support de toute création graphiques. Gérard Beaulieu est capable de tout peindre, par défi il est même capable de reproduire les grands maîtres. Mais ce n’est qu’un jeu provocateur et virtuose, mieux vaut aujourd’hui tourner notre regard vers cette belle série symbolique aux variations féminines.

Dans cette remarquable série, aux plus parfaites lignes esthétiques, aux subtiles compositions, aux rapports équilibrés, tant dans le graphisme que le chromatisme. Une note singulière se détache toute imprégnée de dualité, d’ombre et de lumière, de positif et de négatif, d’ambiance aux tons rompus. Au passage, je vous invite à constater le remarquable rapport des volumes, de certaines relations entre les sculptures de Jacklin Bille et les sujets de Gérard Beaulieu. Je n’en rappellerai que deux, la Vénus déjà citée et Double-obscur, dont le mouvement de la chute des reins est similaire, ou Prémices et l’Instant du songe, où le rêve semble réunir les deux personnages et je peux vous dire que ni l’un, ni l’autre ne se sont concertés. Gérard Beaulieu nous oblige pour peu que nous soyons attentifs et observateurs de son œuvre, à nous interroger sur le mystère suggéré, la symbolique féminine, le dédoublement, le jeu de la vie et de son inséparable  acolyte l’amour, l’énigme du rêve et les lois du hasard qui en fait n’existe pas, mais révèle plus précisément un phénomène de convergence, par cette touche délicate et parfumée. Pour l’artiste, la femme ou plus précisément sa symbolique demeure toujours un insondable et inépuisable mystère, une sorte de quête vers l’absolu, l’inaccessible, tout est sujet à interrogation, tout peut nous orienter vers les sentiers de la poésie et les voies de la philosophie. Avec Gérard Beaulieu nous sommes toujours dans le suggéré, le signifié, nous évoluons dans la part du mystérieux, de l’intangible, nous sommes déposés sur l’échiquier de la vie, placés devant la fragilité éphémère de la beauté.   Le tout situé dans le dédoublement des thèmes choisis et des déclinaisons chromatiques. Gérard Beaulieu nous transporte de l’autre coté du miroir, où en fait le visible n’est peut-être qu’un trompe l’œil, qu’une illusion. Peut-être que la réalité et le message de l’œuvre se situent au second plan dans des espaces occultés, au revers du visible. L’imaginaire nous transporte, le rêve souligne les courbes du corps, l’image se poétise. Les visages apparaissent sur un grand miroir et soudain nous effleurons l’éternel.  La ligne s’imprime sur le silence et le mystère des sphères !   

 

 Michel Bénard

Lauréat de l'Académie française

            Chevalier des  Arts et Lettres  

 

                  

 

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EXPOSITION  PASSÉE :

 

du 3 mars au 16 mars 2012

 

 

Pascale DELGRANGE

peintre

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et

Laurent JANIK

sculpteur

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Pascale Delgrange, peintre & dessinateur. Laurent Janik, sculpteur métallier.

 

Chers amis (es) des Arts et de la Poésie, une fois encore c’est avec le plus grand plaisir que nous accueillons aux cimaises de notre espace Mompezat deux artistes venus de Franche-Comté, qui à priori possèdent deux modes d’expressions bien différents, mais qui en fait sont très complémentaires, ce que nous constaterons ultérieurement.

Par cette nouvelle exposition la Société des Poètes français démontre à nouveau son attachement à sa formule éclectique où tous les modes d’expressions sont représentés, ainsi que tous les continents, car l’art doit être avant tout un moyen de partage, d’élévation et de rapprochement des cultures. Avec cette volonté permanente de lutter contre l’ignorance et l’exclusion. L’art appartient à tous, de la communauté aborigène la plus « primitive », aux écoles les plus conceptuelles ou minimalistes de l’Occident. Occident qui d’ailleurs doit prendre conscience qu’il a bien des leçons à tirer de ce que l’on appelle parfois un peu trop péjorativement « arts premiers » ou « indigènes ». Là où les politiques, les religions ont échoué, peut-être que les artistes, les poètes réussiront-ils ?  Afin de mieux situer nos deux artistes, je me tournerai en premier lieu, vers Pascale Delgrange, notre plasticienne.

 

Pascale Delgrange :

 

Pascale Delgrange, a déjà un long parcours de création et d’expositions derrière elle, et possède parfaitement son métier de peintre. Pour elle aujourd’hui c’est un peu un retour aux sources, car elle fit sa formation artistique à Paris dans une école de renom, puisqu’il s’agit de l’école Martenot. Ainsi vous pourrez en découvrir un petit échantillonnage. Vous remarquerez que notre amie décline ses réalisations sur trois thèmes favoris, le nu où domine le graphisme, l’abstraction qui lui permets de laisser libre cours à sa gestuelle et l’Afrique qui est une histoire de cœur, une nécessité esthétique et une volonté humaniste. Une chose est certaine dans l’art graphique tout repose sur le dessin, une bonne maîtrise du dessin est la base de toute créativité. Le dessin est incontournable d’une authentique composition. Le dessin est l’équilibre et le squelette de l’œuvre, d’ailleurs Pascale aime à resituer le dessin par cette citation : «  A la base du dessin est le geste, c’est à sa source vivante qu’il faut remonter. »

Il nous suffira de contempler ses remarquables portraits africains et ses nus sidérants, pour être convaincus de la maîtrise du trait, et du rendu expressif des visages, des corps et des regards. Chez Pascale tout repose principalement sur le travail, le ressenti, la liberté gestuelle, l’émotion du cœur, le tout saupoudré d’une honorable volonté humaniste. Voire une certaine innocence, afin de peut-être mieux demeurer au jardin de l’enfance, source des créations les plus authentiques. Maintenant, je vous invite à porter votre attention sur les œuvres abstraites, où vous pourrez percevoir la parfaite maitrise et l’équilibre des œuvres, l’unité des compositions où même si elle est occulté, la structure du dessin est omniprésente. Au-delà de la composition, nous découvrons au travers de l’abstraction de Pascale, une agréable harmonie chromatique, aux dominantes chaudes, sablonneuse qui peuvent évoquer les terres africaines, mais où souffle un esprit de liberté, une volonté de renouveau, de provoquer le regard, de laisser flotter l’esprit et le ressenti. Pascale, recherche toujours dans son acte de création, l’authenticité, le rythme de vie. Le don de soi ! Notre artiste ne se cantonne pas exclusivement à la peinture sur toile, ni au dessin, elle traite régulièrement des grands formats, mais aussi des fresques murales d’une grande force porteuse d’une rare sensibilité. Ici il n’est nullement question de tricher, pas de place au dilettantisme, la maîtrise doit être absolue, car la fresque ne laisse aucun droit à l’erreur. Tout doit être parfaitement maîtrisé, composition, graphisme, couleur, proportion, harmonie etc. Il faut investir le support en lui insufflant une vie nouvelle. Son geste incise l’espace, dispose de judicieuses couleurs et fixe la trame de ses rêves. A bien y réfléchir, tout ceci ne serait-il pas une sorte d’hymne à l’amour, à la vie, pudiquement voilé ? L’interrogation reste posée !     

 

Laurent Janik :

 

Avec les réalisations de Laurent Janik, nous abordons un univers tout à fait différent, mais tout aussi captivant sur bien des plans, car aucun de ses travaux n’est anodin, il contient toujours une histoire, porte un message. Initialement Laurent est de formation métallurgiste. Il travaille les métaux  sous diverses formes artisanales, confectionna aussi des enseignes. Mais, le métier est bien nécessaire, il permet de vivre au quotidien. Toutefois, ce métier ne suffit pas à Laurent qui veut donner une autre dimension à ses travaux, qui ressent le besoin des créer des œuvres uniques. Alors peu à peu, pour lui-même au début il se tourne vers la création, il cultive l’imaginaire avec des moyens simples, mais toujours associés au métal.

Certains pourront dire qu’il appartient au mouvement «  art récup », en y réfléchissant bien c’est vrai, car Laurent est très sensible à la préservation de notre environnement, ainsi par son art il donne en plus une dimension écologique, puisqu’il restitue une forme de vie à des matériaux oubliés, périmés et voués au rejet de notre système expert en gaspillage.

Lui, il recycle !    Il assemble du rêve, de l’espoir, mais il délivre aussi un message.

C’est son cri d’humanitaire et d’indigné !   Pour mieux nous rapprocher de cet engagement, il nous suffira simplement de nous attarder sur ses sujets, qui ont bien des histoires à nous confier.

Commençons par : «  Histoire d’eau » !       

Une pioche, un robinet, une vanne, et tout est dit. Afin d’obtenir de l’eau, du pétrole ou divers minerais, il est besoin d’une importante densité laborieuse exploitée à de rudes travaux, mais qui ne possède rien, sinon la souffrance et injustice, alors que le robinet ne peut couler que sur les bons vouloirs des dirigeants, des possédants qui ouvrent ou ferme la vanne selon les nécessités de leurs intérêts. Quant à l’exécutant, lui il sera laissé pour compte !

Si je regarde la pièce intitulée : « A 2 mains », il nous sera possible de voir l’homme implorant, l’homme priant, l’homme révolté, où l’homme levant les bras dans un stade en signe de victoire. Boucle de ceinture, lame de ressort torsadée : « Tension », nous transporte sur un autre plan en symbolisant très bien l’actualité, cette inquiétante situation mondiale où tout est sous tension, sous incertitude. Une fois encore ce sera le peuple qui devra se serrer la ceinture pour cautionner les erreurs irresponsables de nos dirigeants, les corruptions, les profits éhontés, les protections dorées. Prenons cette sphère symbolisant le monde et le : « Pouvoir », cette terre enchainée par les mensonges médiatisés, la pensée unique, l’aliénation religieuse, un monde opprimé par les dictats des financiers, des spéculateurs, des marchands d’armes sans foi ni loi, si ce n’est celle de l’immédiat profit. Une fois encore nous constatons les résultats de pays qui assassinent impunément leurs peuples, sans véritables réactions unanimes des autres nations. L’important étant de pouvoir poursuivre ce vil commerce des armes et autres dérivés économiques. Nous pourrions sur le même principe, parler du : « Carrousel de la pollution », où l’on préfère malgré la sonnette d’alarme, continuer à détruire la planète par la multiplication des pollutions, marées noires, nucléaires, déforestations, épuisement des espèces, exodes des populations, gaspillages des eaux etc.…la palette habituelle !   Alors, il reste : « Le tiers et quart monde » n’ayant plus d’autres solutions devants ces nouveaux seigneurs et maîtres de la tyrannie que de tendre sa sébile à ceux qui voudront bien encore donner un peu. Alors il me semble, que vous pouvez désormais mieux comprendre le fil conducteur de cette exposition, entre Pascale la plasticienne et Laurent le métallo, reposant sur les fondements généreux mais utopiques d’une meilleure humanité.

 

   Michel Bénard

Lauréat de l'Académie française

            Chevalier des  Arts et Lettres  

                   

  vernissage le samedi 3 mars 2012 à 17 heures

 

 

 

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EXPOSITION  PASSÉE :

 

du 7 avril au 20 avril 2012

 

Gianfranco STROPPINI

peintre

 

 

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vernissage le samedi 7 avril 2012 à 17 heures

 

 

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Gianfranco Stroppini, du graphisme à la dérision.

 

Gianfranco Stroppini est un récidiviste, car voici déjà plusieurs fois qu’il présente ses œuvres graphiques aux cimaises de notre espace Mompezat, siège de la Société des Poètes Français, (SPF) sans parler des différentes signatures de livres qu’il est venu faire en ces lieux. Car dans notre cénacle nous connaissons mieux Gianfranco Stroppini comme homme de lettres, spécialiste des langues indo-européennes, Docteur es lettres, philologue et agrégé de lettres classiques.Sans oublier le romancier, l’essayiste, ayant une attirance certaine pour Virgile, mais qui n’hésite pas non plus à faire un petit clin d’œil à Spinoza. Mais réduire, si nous pouvons le dire ainsi Gianfranco Stroppini au seul domaine des lettres et de la pensée, serait une forme de mutilation de l’homme multidimensionnel qu’il est. Gianfranco Stroppini à ce titre me fait songer à ces florissantes périodes de la Renaissance et des Lumières où les beaux esprits étaient souvent peintres, poètes, philosophes, sculpteurs, musiciens, mathématiciens, astronomes, scientifiques etc.… à la fois, où par ces multi-disciplines nous côtoyons l’universalité.  Néanmoins, s’il reste discret sur l’aspect graphique de sa démarche, il ne demeure pas moins vrai qu’il s’exprime ici d’une manière qui ne nous laisse pas indifférents.

C’est en toute modestie qu’il va chercher sa boite de crayons de couleurs, un peu comme un « gamin » qui voudrait nous faire une bonne blague et laisse son écriture graphique s’exprimer tout à fait librement, sans réelles contraintes il laisse courir son crayon en méandres presque automatiques, en lignes spontanées, pratiquement instinctives, il cherche dans ces déliés linéaires une forme d’harmonie, d’équilibre et de liberté d’expression que ne les donnent peut-être pas le verbe. Gianfranco Stroppini ne veut rien nous démontrer, rien nous prouver, il laisse son graphisme investir l’espace blanc de la page, il se surprend parfois lui-même des résultats obtenus. Il laisse ici sa nature intime s’exprimer, sans contraintes, sans règles véritables, tout le contraire de sa discipline littéraire réfléchie et méthodique. Non ici rien de tout cela, c’est l’autre facette du miroir, comme je l’ai souligné dans une approche précédente, Gianfranco Stroppini est une sorte de Janus, avec ses doubles aspects et cordes multiples à son arc.

Pour connaître un peu la démarche de graphique de notre ami, les œuvres ici présentées en cimaises appartiennent à une période différente de ce que nous connaissions déjà. En premier lieu nous sommes placés devant une unité graphique plus équilibrée, plus authentique, libre de tout académisme risquant d’altérer la spontanéité des compositions, nous effleurons le domaine de l’art brut, du trait automatique, nous pourrions parfois même songer à Gaston Chaissac, Jean Dubuffet, Wifredo Lam, Victor Brauner etc. Le mouvement Cobra n’est pas si loin, bien qu’il n’en soit pas !Les rapports colorés sont plus harmonieux, plus délicats, les tons sont adoucis, moins dissonants, moins provocateurs. Gianfranco Stroppini serait-il en phase de mutation, en période d’assagissement ? Permettez moi dans douter ! Cependant pour être libres les œuvres n’en sont pas moins pour autant rattachées à certaines thématiques, ainsi le naturel littéraire reprend ses droits, revenant au galop. Le graphisme en récréation, retrouve la réflexion, l’interrogation de notre condition que l’on voudrait humaine. Il vous sera donc possible de vous engager vers un autre monde, de tenter de décrypter l’humanité nouvelle, méditer sur la création, projeter l’homme de l’avenir, vaste programme ! Maintenant, je ne saurais trop vous suggérer de vous attarder sur quelques compositions plus géométriques dont les lignes et les valeurs chromatiques procèdent de l’esprit cubiste, harmonies sourdes, demi-tons, volumes mêlés, lignes sans fin… Gianfranco Stroppini répond parfois aux appels d’Eros et en joue quelques fois !Rien ici n’apparaît aux cimaises, mais si par curiosité vous cherchez un peu dans le porte-folio, vous y trouver un professeur tout à fait singulier, un bel hommage phallique et quelques sujets croustillants qui ne sauraient renier Egon Schiele ou Hans Bellmer, voire Clovis Trouille entre autres.

Quant à son petit coté kafkaïen, il le tente à pousser la dérision jusqu’à ébaucher son « autoportrait post-mortem » une façon sans doute de révéler combien il aime la vie, en ne la prenant pas trop au sérieux.

Ce sera sur la note d’espoir d’un arbre de vie que je conclurai par ces vers du regretté poète non voyant, Robert-Hugues Boulin, extrait de son recueil « La semaine étoilée ».

 « Arbre de vie, j’ai bu tes ombres et ta sève,

J’ai rongé ta racine au plus profond du sol,

Alors, du poète, je devins le seul rêve,

Et le vent pour la fleur et le chant dans son vol. »

 

Faites donc en sorte de vous laisser emporter pour quelques instants dans les arcanes graphiques et intemporels de notre ami Gianfranco Stroppini, pour oublier peut-être le temps d’une rêverie les grisailles quotidiennes et l’ambiante morosité, en vous disant que finalement mieux vaut ne pas prendre les choses trop au sérieux et que la dérision de soi même est une excellente thérapie.


 Michel Bénard

Lauréat de l'Académie française

            Chevalier des  Arts et Lettres  

 

 

 

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EXPOSITION  PASSÉE :

 

du 4 mai au 18 mai 2012

 

Anika

peintre

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  visitez son site : www.anika.book.fr

 

et

Catherine Becouarn

  sculpteur

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visitez son site : www.catherinebecouarn.org 

 

 

 

vernissage le samedi 5 mai 2012 à 17 heures 

 *

 

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Catherine Becouarn, sculpteur   et  Anika, peintre.

 

 

Soyez tous et toutes les bienvenus en notre Espace Mompezat siège de la Société des Poètes français et merci d’être venus entourer et admirer les travaux de nos deux artistes, Catherine Becouarn et Anika.

Le plaisir est grand pour nous d’accueillir en ces lieux une nouvelle exposition où le duo peinture et sculpture trouve son unité et sa complémentarité. Car sous des aspects plus construits pour l’une et plus libre pour l’autre les deux disciplines sont fondées sur l’humain et son improbabilité, sa solidité et son inconsistance.

Ici une certaine dualité évanescente  se conjugue. Du fini, nous côtoyons l’indéfini !  

 

Catherine Becouarn :

 

En introduction à ma modeste présentation, qui ne vaut que mon ressenti immédiat, je me tournerai vers Catherine Becouarn, sculpteur & céramiste, je vous dispenserai de ces vocables inappropriés de « sculptrice » ou « sculpteuse ». Catherine n’est pas arrivée par hasard à la sculpture, amoureuse des arts depuis toujours, elle s’initia en premier lieu à ce qui représente les fondations même des arts plastiques, le dessin pierre angulaire des toutes élaborations créatives. Son parcours passa par quelques ateliers et principalement par la faculté d’art d’où elle sortit diplômée. Elle fera également un séjour prolongé en Angleterre où elle perfectionna son dessin et s’initia à l’art délicat de la céramique. Premiers pas inconscients vers la sculpture. Néanmoins, le hasard n’existe pas, l’heure de son orientation fût précipitée en raison d’une rupture affective liée au départ du père, alors la nécessité de s’engager dans la création en trois dimensions et issue de la matière s’imposa naturellement à Catherine. La sculpture fût il me semble le principal levier à son travail de deuil. Par ces études artistiques supérieures un large éventail lui fût offert, mais l’élément déclencheur sera à n’en pas douter, l’exemple et l’influence de Camille Claudel. Catherine est marquée par la forme, le volume, la ligne, l’élan nous pouvons même dire le tourbillon. Ce besoin aussi de sentir le sujet naître sous ses doigts, de révéler la promesse en gestation encore endormie dans la matière. C’est décidé la sculpture, au-delà du dessin, de la peinture, de la céramique même, deviendra sa quête, sorte de voie spirituelle intime et contemplative à la révélation de l’homme fruit de la « création ». Précédemment j’avais souligné l’importance du dessin, sur ce plan Catherine est plutôt privilégiée, car elle possède un excellent coup de crayon et ses dessins préparatoires détiennent une grande force qui sera transposée dans la matière qui débouchera sur l’œuvre aboutie. Sans doute l’aurez vous remarqué dans cette œuvre sculptée une large part est consacrée à la personne humaine, ou à l’élément humain. Ainsi Catherine concentre l’essentiel de son énergie créative à l’évocation humaine. Mais l’homme n’est-il pas cet ange déchu, ce falsificateur du Verbe,  ce profanateur de la Divine Parole ? N’est-il cette ambigüité ou perfection androgyne, n’est-il pas cette interrogation permanente avec cette remise en cause démultipliée à l’infini ? La question reste en suspend ! Tout chez Catherine, tend vers la rigueur, la discipline, la volonté de perfection et le défi. Défi à l’homme ou défi à l’idée de l’universel, allez donc savoir ? Défi à elle-même aussi, indéniablement ! Cette rigueur ici est peut-être issue de la foi que Catherine nourrit en elle, et ne tolère pas de concession au niveau de sa création artistique et peu dans son quotidien immédiat je l’imagine.Pour vous en convaincre, il vous suffira de regarder ses œuvres qu’elle travaille jusqu’à obtenir le meilleur qu’elle puisse offrir en se remettant en question en permanence.Prenez le temps d’admirer ses mains et ses pieds sculptés, rien n’est plus difficile à réaliser en sculpture, même Camille Claudel s’y brisa les dents. Chaque sculpture de Catherine porte son langage, son écriture, sa mémoire soulignant la condition humaine, le combat de survit, ses épreuves, ses déchirures, mais aussi ses élans de joie et de bonheur. L’expression de la beauté déposée sur ces femmes dévoilées et abîmées dans la réflexion est presque parfaite d’esthétique et de drapé. L’une pudique, l’autre dans la défiance.L’art est un long parcours d’endurance, une multiplicité dédoublée par la force de l’homme et l’élégance de la femme. Eternelle et étrange complémentarité de l’hermaphrodisme.

La sculpture est peut-être cette symphonie inachevée de l’amour, ce chant éternel qui prélude la nudité de l’âme avant de redevenir lumière.

 

« Le temps d’une note bleue

  Une lumière anoblit l’homme. »

 

Anika :

 

Maintenant je vous invite à porter votre regard sur les cimaises où vous pourrez vous imprégner des variations chromatiques ondulatoires et fragmentées d’Anika. En fait c’est un peu une sorte de retour aux sources, aux origines, car Anika dans une vie antérieure s’exprima par la plume avant d’aborder la pratique picturale, et petit signe du destin, la voici aujourd’hui aux cimaises des Poètes français. Ici encore, union du langage et de l’image. Anika à soif de vie, de mouvements, sorte d’épicurienne aux besoins d’expressions multidisciplinaires, chant, danse, scène, photographie, écriture etc.… agissant seule face à elle-même, ce qui vous renseigne sur le potentiel actif d’Anika. Cependant singulièrement boulimiste, toutes ces disciplines cumulées ne lui suffisaient sans doute pas à son épanouissement, il lui fallait l’expression picturale, le graphisme, la couleur, l’informel et le rappel au pouvoir symbolique. A bien y réfléchir, ses tableaux situent bien Anika, ils sont des sortes d’autoportraits détournés. Anika éprouve un viscéral besoin d’une liberté colorée, éparse, fragmentée. Le plus souvent les valeurs chromatiques sont chaudes, avec cette nécessité de se rattacher à quelques éléments figuratifs sécurisants qui déclinent toute la symbolique et l’onirisme de l’œuvre en n’en rehaussant l’intention première.Anika pourrait faire son slogan de ces quelques mots approximatifs de Rimbaud : «… je veux vivre d’une liberté Libre ! » C’est ainsi que son œuvre évolue librement, sans règles véritables, sans réelles contraintes, un peu sauvageonne, une sorte d’écriture spontanée, instinctive où vibrent une palette de chatoyantes couleurs, un discours indéfini et inachevé, puis soudain nous sommes confrontés à une forme tangible qui apparaît, une ligne élaborée, plus construite qui nous situe dans une sorte d’irréel onirique. Anika nous place sur l’échiquier de la vie et de ses songes diaphanes. Son pinceau se laisse guider par les vents et court aux quatre points cardinaux,  traverse les mirages, découvre les portes de l’Orient et ses mystères. Sensuelle par essence, Anika nous plonge dans le désir et l’attente, sorte d’invitation nuancée, sous entendu à quelques jeux secrets et intimes.Toutefois cette farouche volonté de liberté nous conduit aussi à la réflexion, avec cette question récurrente : « D’où venons-nous ? Qui sommes nous ? Où allons-nous ? » C’est alors que l’invisible gardien du temple aux colonnes usées, patinées, érodées, par les vents de sable, vous invite à une sorte de pèlerinage initiatique et vous entraine dans les dédales du mystère, il vous ouvre les portes des cités interdites. Nous sommes ici confrontés à une sorte de quête du Graal inconsciente qui défie le temps et risque de nous ensorceler.

Anika, éperdue de liberté joue avec la palette des ses couleurs sur le clavier de la vie, un peu comme une roulette russe, chaque instant pour elle est un état de mutation, de métamorphose, d’ailleurs ne nous dit-elle pas : «  Chaque instant de la vie est un instant de création. »    Elle ne se pose pas de souci quant à la destinée de sa composition, elle laisse courir son pinceau ou son couteau à peindre aux rythmes de ses pulsions, de ses sensations de l’instant. Alors ne lui posons pas trop de questions et laissons là dialoguer avec ses rêves vaporeux en gris bleu comme l’évoque si bien son dernier tableau, quelque peu intrigant.

Telle est sa façon à elle de composer avec la vie une sorte de symphonie échevelée, fragmentée, de cueillir sur son nuancier gris de la vie des fragments de lumière irisée. Elle ouvre les porte du désert et tente de s’avancer jusqu’à l’autel de la transfiguration de nos vies, vies intérieures, vies symboliques.

Peut-être Anika veut-elle croire en la vie comme on croit en l’amour qui transmet son souffle vers des terres inconnues, féconde des fleurs nouvelles, un peu comme ses couleurs, et dans ce monde passablement chaotique, peut-être pouvoir un peu mieux  communiquer avec l’humanité faute de ne pouvoir atteindre l’universel.

 

« L’émotion se fige sur le temps

  Qui traverse le miroir où se reflète

  Le mouvement perpétuel

Du métronome de l’amour. »
                    

  Michel Bénard

Lauréat de l'Académie française

            Chevalier des  Arts et Lettres  

       

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EXPOSITION  A  VENIR :

 

du 2 juin au 15 juin 2012

 

 

MIROTA

peintre

 

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visitez son site :www.mirota.fr

 

HENRI  CACHAU

sculpteur

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visitez son site : http://expo.artactif.com/cachau 

 

 

 

vernissage le samedi 2 juin 2012 à 17 heures

 

 

 

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EXPOSITION  A  VENIR :

 

du 7 juillet au 20 juillet 2012

 

Jocelyn Humbert

créations infographiques

 

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give me wings-hay

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visitez ses sites : http://www.artquid.com/j.josimage 

http://josimage.jimdo.com

 

Envie de partager, communiquer, rêver et faire rêver
Photographe et créateur dans l'âme, j'ai arpenté cette "petite boule bleue" pour raconter les gens, la nature, la vie ailleurs. Passionné d'images j'ai découvert il y a 30 ans l'infographie, ne sachant ni peindre ni dessiner ou si peu... J'utilise ma souris d'ordinateur comme pinceau et j'explore avec un autre regard ces mondes magique en vous racontant mes rêves improbables par les images que j'ai dans la tête... "Dans chaque forme, chaque touche de couleur, c'est un peu de soi que l'on raconte..." 
 "Les ailes du temps" sont une série de 30 créations imprimées dur toile, des oiseaux blancs nous racontes leurs génèse évoluant dans d'improbables univers féeriques et mystérieux.
Rêvons.  Qu'importe le but seul compte le chemin

 

 

  vernissage le samedi 7 juillet à 17 h. 30

 

 

 

 

 

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  grandes  vacances  d'été

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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