Vos poèmes sur internet

Publié le par Espace culturel Arts et Lettres

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  La Société des Poètes Français

met à la disposition de ses membres

un espace sur internet pour publier vos poèmes.

Votre revue l'AGORA ne pouvant pas pour des raisons financières

augmenter sa pagination, ce nouvel espace internet

vous permettra de faire connaître vos poèmes.

* Envoyer par messagerie (uniquement) 2 poèmes,

taille 12, en Times, texte centré,

les poèmes doivent tenir sur une feuille A4 au recto seulement

le Comité sélectionnera  les poèmes devant être publiés et est seul juge,

pour l'instant un seul poème sera accepté

envoyer à :  spf.jfdussottier@orange.fr

*

 

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La nuit vient

  J’aime ce moment où la nuit vient

Le vent se calme avec regret

Les chiens deviennent stoïciens

Les hirondelles jouent de l’archet

 

Assis sur un banc attentif

Au moindre bruit autour de moi

Je regarde les arbres pensifs

Me sentant heureux d’être là

 

J’aimerais que ce moment dure

Toute la nuit à l’infini

Pourquoi faut il que la froidure

Me dise de rejoindre le nid

 

Ces quelques instants magiques

Me rapprochent de la vérité

Qui depuis les temps antiques

Règne sur nos cœurs et nos idées

 

Nous savons que nous sommes Dieu

Chacun de nous n’est qu’une partie

D’un Tout unique et harmonieux

Qui dispense à son gré la vie

 

Joseph  Hönen

 

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Blason de Paris
 
Voyez son blason : "Fluctuat nec mergitur".
La cité de Paris est une fière barque
A qui Eiffel pour phare a donné une tour.
Vers des horizons toujours neufs elle s'embarque.
 
Amarrée au vieux Pilier des Nautes sans bruit,
Sa vaillance a souvent sabordé les barbares
Et sa résistance a illuminé sa nuit.
Le bateau oscille et les vrais écueils sont rares.
 
La Bastille a sa flotille et n'est plus un fort.
Du Pont-Neuf vers Tanger s'envole l'hirondelle.
Le vaisseau de Notre-Dame se plaît au port.
Paris garde un air d'éternelle caravelle.
 
Elle offre aux exilés de promesses de mer.
Il n'y a pas un pin dont elle ne soit fière,
Pas un air de tam-tam qui ne lui soit trop cher;
Dans l'univers son humanisme légendaire
 
Et sa fougue aussi font qu'on l'admire souvent.
Vers des terres nouvelles voguent ses nuits blanches...
Le zouave de l'Alma fait toujours face au vent.
Sur l'arc du Carrousel quatre chevaux se penchent.
 
Savez-vous le roman de cette demoiselle ?
Comme elle s'obstinait à aimer l'océan,
Profondément ému, l'Océan vient vers elle.
Un épais sable d'or confond le mécréant
 
Qui ne voulait pas voir sous les pavés la plage.
Le long des parasols bordant la Seine en bleu,
Là où la mouette fête ce mariage,
Paris s'amarine sous le souffle d'un dieu.
 
Régine Mazion

 

 

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  L’écho résonne en nous.

Les murs ornés de maux sont blanchis par l’obscur
 De nos regards profonds, l’immanente justice
De paix, des mots vaincus ; la fleur éclot l’impur
 Métal du temps, l’aiguille enfile ma blandice.

 Un vertige, l’ailleurs de mon corps, l’essentiel
Brûlure en épis d’or, une noble naissance
 Un enrichi destin qui maquille mon ciel
 Devant le beau portail noir de l’inconscience.
  

 

L’écho résonne en nous comme cet hosanna
 Nuptial, l’interdit bonheur se couronna
 De succès fascinants encrant mes invisibles.

A quelques doigts de nous l’appétit aiguisé
 Se réveille, des velours gravitent mon rêvé
 En l’idéalisant — Je suis tes impossibles.

 

  James  Denis

 

 

 

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Saisons sentimentales

La magnétique effluve embaume ma naissance
Je m'enivre d'extase, affleure le printemps
Un fouillis de verdure en teinte d'abondance
J'étends la flânerie au pers de l'entre-temps.

Combien le ciel d'azur sur mon chemin si vague
Et le soleil pensant tous les impacts profonds
D'un hiver disparu en la claie de la drague
Exhibent leurs couleurs les esprits vagabonds

J'assemble les saisons bien fier de mes reliques
Symboles de constance, en deux siècles, présent
J'ai brouté tous les vers dans les chants mirifiques
Des automnes venteux, d'un mistral à l'accent.

Plus qu'un lointain mirage, un soleil qui opère
Tarit mon révolu aux charrois des étés
Me veux sentimental, la fleur bleue qui tempère
Ô sublime univers, ô suprêmes beautés.

Gérard Hartalrich dit Artal

 

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                                         IN MEMORIAM

 

Vers les rives du temps, la ferme de Suzanne

Brisait les flots herbus, l’océan Campagnard.

Cet ancien bâtiment sous pavillon briard

Portait en ses flancs lourds la splendeur paysanne.

L’air sourdait du cellier par une barbacane ;

Dans ce filet d’air  frais, Jean, un rude gaillard,

Tressait de grands paniers. Il puisait avec art

Chaque long brin d’osier d’une profonde banne.

Adieu menthe poivrée, adieu vieux saule blanc.

Voici plantés palmiers et thuyas bien en rang.

Sait-il notre terroir, ce rustre de la ville ?

Il préfère une grille à la barrière en bois

Et de sombres parpaings au muret d’autrefois.

De tels méfaits l’auteur aurait-il l’âme vile ?

    Pierre BERNARD

 

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